
Originaire de Hearst dans le nord de l’Ontario, Danielle Saulnier a voyagé et fait toutes ses études à Ottawa avant de déménager à Kedgwick au cœur du Nouveau-Brunswick en 1996. Mère d’une jeune adulte diplômée en art dramatique, elle vit avec son conjoint artiste dans un lieu de grande beauté naturelle où la mer est proche. Artiste et jardinière dans l’âme, son domaine est entouré de fleurs, de plantes et d’arbres.
Les métiers d’arts, notamment les arts textiles, les études en sciences sociales et une maîtrise en counseling pastoral constituent la base de sa formation. Elle s’implique au niveau communautaire en créant des groupes et des projets d’art collectifs. Sa vision holistique pour le bien-être des enfants et des familles apporte une nouvelle approche à la santé mentale.
Mme Saulnier est membre de l’AAAPNB et de l’Association canadienne des conseillers et psychothérapeutes. Elle a acquis une pratique et des connaissances en trauma psychologique qui lui permettent une certaine expérience avec l’art-thérapie.
En 2016, l’exposition « Osmose » l’amène à réfléchir plus profondément, avec l’aide d’un mentorat, pour inclure le traumatisme intergénérationnel, un héritage féminin transmis de mère en fille. Elle-même fille d’une femme ayant vécu des traumatismes mais très habile en couture, cuisine, tricot et crochet, qui défaisait ses robes et manteaux de laine usagés pour confectionner des vêtements à ses filles.
Maintenant, l’artiste présente des installations d’œuvres textiles en prenant du vieux linges pour leur donner une seconde vie, un geste qui libére avec amour l’impact des blessures de l’enfance. Sa dernière exposition « Soma » comprend dix installations avec une approche corporelle incluant la neuroception qui permet le ressenti intérieur. Être avec tout ce qui est, en restant connecté tout en habitant consciemment son corps.
Grâce à une bourse de création d’ArtsNB, son projet d’installation « Innocence » présente une série de six pans de petites robes d’enfants posées sur des cages métalliques. Les deux côtés de chaque œuvre sont approchés différemment pour parler d’intéroception avec le passage d’une personnalité fragmentée qui veut plaire, se défend et se protège dans un mode de survie, vers l’intégration d’un Soi unifié vivant dans un attachement sécure.
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Une démarche qui consiste à redonner vie à de vieux tissus oubliés comme aux différentes parties de soi qui demandent d’être reconnus et acceptés. Ces vêtements sont ensuite marqués en laissant une empreinte, une trace léguée et enrichie par des plantes et des minéraux.
Mes dernières installations sont reliées à la compassion, un rituel de deuil et de pardon, pour ainsi ressentir et communiquer la sérénité intérieure.
