Les 6 étapes du Focusing (Gendlin) sont un processus d’écoute intérieure bottom-up*, cyclique et non linéaire

  • Jour 2

Nous allons parler des 6 étapes du Focusing (Gendlin). C’est un processus d’écoute intérieure bottom-up, cyclique et non linéaire.

L’approche bottom-up en thérapie somatique se traduit par l’approche ascendante. Contrairement aux thérapies traditionnelles qui partent de la pensée pour aller vers le corps (top-down ou descendante), cette méthode part des sensations physiques et du système nerveux pour apaiser l’esprit et traiter les traumatismes. L’approche ascendante se concentre sur les fondations mêmes de notre physiologie :

Priorité au corps : Le traitement commence par les réponses physiques et le système nerveux. On considère que le traumatisme est stocké dans le corps, et que la guérison doit s’y initier avant de pouvoir être traitée cognitivement.

Régulation du système nerveux : Plutôt que d’analyser l’événement traumatisant, il s’agit d’aider à réguler les réactions physiques comme le stress, l’anxiété ou le figement (freeze).

Techniques utilisées : Elle utilise des outils de reconnexion au corps tels que l’ancrage, les exercices de respiration, l’Expérience Somatique (développée par Peter Levine) et l’EMDR.

Gestion du stress : En apprenant à écouter et à tolérer les sensations corporelles, la personne élargit sa capacité à faire face aux émotions difficiles et inconfortables sans être submergée.

1 · Dégagement intérieur — On crée d’abord un espace en soi : poser à côté ce qui occupe l’esprit, comme des objets qu’on dépose temporairement. Cela correspond au début d’un mouvement de régulation ventrale chez Jan Winhall MSW RSW FOT et son modèle FSPM (Felt Sense Polyvagal Model).

2 · Sens ressenti (felt sense) — On tourne l’attention vers la sensation corporelle globale d’une situation ou d’une question. Ce n’est pas une émotion claire ; c’est flou, diffus, corporel. Dans le FSPM, ce mouvement rejoint la rampe descendante : on s’approche de ce qui est déréglé sans en être envahi.

3 · La poignée (handle) — Un mot, une image, un geste spontané qui capture quelque chose du sens ressenti. On ne cherche pas, on attend que ça vienne.

4 · Résonance — On vérifie : est-ce que cette poignée résonne avec la sensation corporelle ? Le corps dit oui ou non. C’est ici que se situe le seuil dans le FSPM : le moment de bascule entre submersion et présence.

5 · Demander — On pose une question ouverte au sens ressenti : Qu’est-ce qu’il y a dans tout ça ? Qu’est-ce qui a besoin d’être entendu ? Cela rejoint le mouvement de la rampe ascendante, où la curiosité somatique devient possible.

6 · Recevoir — On accueille ce qui émerge, sans analyser ni corriger. C’est un geste d’attachement à soi-même, proche de ce que Winhall nomme l’attachement sécure appris : la capacité de rester avec soi, de se faire confiance.


Le lien essentiel entre les deux : le FSPM donne le cadre polyvagal (où en est le système nerveux ?), le Focusing donne la méthode d’écoute (comment accéder à ce qui est là ?). Ensemble, ils forment un outil particulièrement puissant pour travailler avec des patterns d’adaptation intelligents — comme l’addiction — qui ont une origine somatique et relationnelle dans un environnement insécure.

Voici les deux systèmes en dialogue.

Nous allons parler des 6 étapes du Focusing (Gendlin). C’est un processus d’écoute intérieure bottom-up*, cyclique et non linéaire. L’approche bottom-up en thérapie somatique se traduit par l’approche ascendante. Contrairement aux thérapies traditionnelles qui partent de la pensée pour aller vers le corps (top-down ou descendante), cette méthode part des sensations physiques et du système nerveux pour apaiser l’esprit et traiter les traumatismes.

L’approche ascendante se concentre sur les fondations mêmes de notre physiologie :

Priorité au corps : Le traitement commence par les réponses physiques et le système nerveux. On considère que le traumatisme est stocké dans le corps, et que la guérison doit s’y initier avant de pouvoir être traitée cognitivement.

Régulation du système nerveux : Plutôt que d’analyser l’événement traumatisant, il s’agit d’aider à réguler des réactions physiques comme le stress, l’anxiété ou le figement (freeze).

Techniques utilisées : Elle utilise des outils de reconnexion au corps tels que l’ancrage, les exercices de respiration, l’Expérience Somatique (développée par Peter Levine) et l’EMDR

Gestion du stress : En apprenant à écouter et à tolérer les sensations corporelles, le personne élargit sa capacité à faire face aux émotions difficiles et incomfortables sans être submergé.

1 · Dégagement intérieur — On crée d’abord un espace en soi : poser à côté ce qui occupe l’esprit, comme des objets qu’on dépose temporairement. Cela correspond au début d’un mouvement de régulation ventrale chez Jan Winhall MSW RSW FOT et son modèle FSPM (felt sense polyvagal model)

2 · Sens ressenti (felt sense) — On tourne l’attention vers la sensation corporelle globale d’une situation ou question. Ce n’est pas une émotion claire, c’est floue, diffuse, corporelle. Dans le FSPM, ce mouvement rejoint la rampe descendante : on s’approche de ce qui est déréglé sans en être envahi.

3 · La poignée (handle) — Un mot, une image, un geste spontané qui capture quelque chose du sens ressenti. On ne cherche pas, on attend que ça vienne.

4 · Résonance — On vérifie : est-ce que cette poignée résonne avec la sensation corporelle ? Le corps dit oui ou non. C’est ici que se situe le seuil dans le FSPM : le moment de bascule entre submerge et présence.

5 · Demander — On pose une question ouverte au sens ressenti : Qu’est-ce qu’il y a dans tout ça ? Qu’est-ce qui a besoin d’être entendu ? Cela rejoint le mouvement de la rampe ascendante, où la curiosité somatique devient possible.

6 · Recevoir — On accueille ce qui émerge, sans analyser ni corriger. C’est un geste d’attachement à soi-même, proche de ce que Winhall nomme l’attachement sécure appris : la capacité de rester avec soi, de se faire confiance.

Le lien essentiel entre les deux : le FSPM donne le cadre polyvagal (où en est le système nerveux ?), le Focusing donne la méthode d’écoute (comment accéder à ce qui est là ?). Ensemble, ils forment un outil particulièrement puissant pour travailler avec des patterns d’adaptation intelligents comme l’addiction qui ont une origine somatique et relationnelle dans un environnemnt insécure.

Voici les deux systèmes en dialogue.

La première étape; arriver dans le corps, créer l’espace, choisir ce qu’on approche) avec le lien au FSPM.

Quelques précisions importantes pour ta pratique et ton mémoire :

Le dégagement n’est pas une relaxation ni une mise à distance défensive. C’est une distinction subtile mais essentielle : on ne chasse pas ce qui est là, on lui fait de la place à côté de soi. Gendlin dirait qu’on passe de être le problème à avoir le problème — c’est déjà un changement d’état somatique.

Dans le langage du FSPM, ce premier mouvement active ce que Winhall appelle la fenêtre de tolérance affective : l’espace entre l’hyperactivation (sursaut, combat/fuite) et l’hypoactivation (figement, effondrement). C’est depuis cette fenêtre seulement que le felt sense peut se former — parce que le système nerveux a suffisamment de sécurité pour ressentir quelque chose de plus nuancé qu’une alarme.

Le groupe Plein Cercle, ce premier temps peut être facilité par la pratique du heartfire de Mina Roustayi: avant même de nommer quoi que ce soit, la séquence somatique bottom-up crée précisément cet espace de dégagement. Le corps est arrivé avant que la parole commence.